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Samedi 8 décembre 2007
    Les « victimes » ne sont pas de « pauvres victimes » mais juste de simples personnes accidentées ou agressées, ce n’est pas pour cela qu’il faut en faire des espèces de martyres modernes. La société d’aujourd’hui a cette tendance, car effectivement elles sont bien plus intéressantes économiquement que les agresseurs, moins nombreux et surtout moins fiables.(A priori une victime le restera, devient donc le parfait pigeon pour toutes les personnes avec de "bonnes intentions").
   Une victime aura toujours ces sentiments de culpabilité, d'humiliation de ne plus être tout à fait comme les autres, d’infériorité face aux autres, soi-disant plus malins car ils ont su éviter la mauvaise rencontre. Un honnête citoyen se comporte (comme ils disent dans les baux de locations), en bon père de famille, ainsi rien n’arrivera.
   Mais lorsque ceux-ci sont touchés par un malheur, l’ensemble de la population s’offusque, et crie au scandale.
   Il y a donc deux types de victimes en société : ceux qui l’ont cherché (méritent leur sort) et ceux qui sont de vraies (méritent le soutient de chacun).
   Comment savoir dans quelle catégorie nous sommes, quand on est déjà au départ en marge, ou solitaire, ou encore sans connaissances familiales ou d'apprentissages scolaires. Naîtra un beau foutoir dans la tête, parfois très dangereux. Certains préfèreront rester en parallèle, et d’autres carrément bifurquer dans un chemin de traverse qui se nomme : la folie.
  
Un chemin qui mène absolument à toutes les libertés.... névrosées.

.Santiago du Chili, Vend 7 Dèc, 2h56.

 
Par SKELET Compagnie
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